mercredi 17 août 2016

Valoche is back

Vous non plus, vous ne lisez plus Libé, mes lapins ? Heureusement que je suis là, alors, pour vous signaler les petites pépites de l'été. Ainsi la 4e de couv de Libération, rédigée par Valérie Trierweiler aka Valoche-la-Terreur. La rubrique s'intitule "Connu/inconnu". Valérie y raconte le président du Secours populaire, Julien Lauprêtre, (pas si inconnu que ça mais bon), le mec qui lui a donné du pain quand elle avait faim, comme chantait Brassens, et un prétexte pour rester un peu dans les feux de l'actu, à emmerder les croquants et qui on sait.
Bon, c'est très mal écrit, ça part dans tous les sens avec parfois de biens étranges fulgurances journalistiques mais ce qui est rigolo c'est d'y voir des messages, de lire entre les lignes, car on la connait, la coquine, on sait bien à qui elle s'adresse encore.
Moi, à force de la voir en couv de Voici embrasser sous le réverbère en bas de chez elle des représentants de commerce en jean serré, je m'inquiétais. Mais en lisant la chute de l'article, je respire. "Il est un miraculé. Il est heureux de vivre et d'aider les autres. A bon entendeur..."  Ouf alors. On a bien entendu. Merci pour l'article.





lundi 18 juillet 2016

Bons baisers de Paimpol

La coutume des cartes postales envoyées depuis le lieu de ses vacances s’étiole tout doucement. Les plus jolies choses ont une fin…  Pourtant quel plaisir en ouvrant un livre au hasard, ou au fond d’un tiroir, de retrouver de vieilles cartes postales. Derrière les textes les plus anodins (« bons baisers de Villers-sur-Mer » ou « le temps est couvert le matin mais les enfants se baignent tous les après-midi ») que de souvenirs à convoquer. Certaines cartes postales sont très précieuses. Dernièrement, l’une d’elle est partie aux enchères pour 166 000 euros. L’expéditeur s’appelait Pablo Picasso et il a choisi de gribouiller un dessin (série cubiste) plutôt que de parler de sa location à Pau, en septembre 1918. Mal libellée, le destinataire, un certain Guillaume Apollinaire, ne la reçut jamais. Envoyez des cartes postales (correctement libellées), et gardez celles que vous recevez. Les souvenirs valent de l’or.

vendredi 1 juillet 2016

L'été sera chaud, l'été sera chaud, partie 2

C’est de saison. Les beaux jours revenus, voilà les maillots de bains en vitrines des magasins et Une des magazines. Chaque année on espère trouver le bon. Celui qui galbe, celui qui rajeunit, celui qui fait croire que… Dans La grande histoire du bikini, Patrik Alac raconte comme l’innocent bout de tissu, porté aujourd’hui par 1 femme sur 3, déchaina les passions à son apparition en 1949. Son nom vient d’ailleurs d’un atoll du Pacifique sud, théâtre d’essai d’armes atomiques. Et pour cause. « Boum ! » fait le bikini en débarquant sur les plages. Il est d’abord interdit sur les côtes de Belgique, d’Espagne et d’Italie. L’Osservatore Romano, le journal du Vatican, prédit que les Chevaliers de l’Apocalypse apparaitront sans doute en bikini (vous voyez le tableau ?) ; Madame Thorez, épouse du secrétaire général du parti communiste, l’accuse d’attiser la lutte des classes (?), les féministes de transformer le corps de la femme en (obscur, forcément,) objet de désir. Le bikini sera verboten dans les piscines allemandes jusque dans les années 70. 
Au sud de la Sicile, on a retrouvé des fresques datant du 3e siècle après JC. Des jeunes filles jouent dans un jardin, villa Casale. Il fait chaud. Elles ont toutes un bandeau sur les seins et des bas de maillot de bain. Elles portent des bikinis.
La mode est un éternel recommencement. 

lundi 13 juin 2016

Le foot, le foot, le foot

Dans son passionnant ouvrage « Histoire d’une couleur », publié en 2008 au Seuil, Michel Pastoureau retrace les aventures du noir. C’est avec l’apparition de l’imprimerie qu’il perd son statut et devient, comme le blanc, une non-couleur pour trois siècles. Vers 1910, les artistes commencent à lui redonner ses lettres de couleur. Mais il faudra attendre encore quelques décennies pour qu’un peintre, Pierre Soulages, né en 1919, lui consacre la totalité de son œuvre…  jusqu’à inventer le terme d’outrenoir, pour désigner l’au-delà du noir. Les artistes, donc, mais aussi les designers, les couturiers remettent au siècle dernier le noir à la mode. Le smoking est noir, la petite robe aussi. Les rockers ont des blousons noirs comme le fameux poète belge qui chante « Noir, c’est noir ». Alors que l'Euro a débuté, qui se souvient que sur le terrain les arbitres ont longtemps été les « hommes en noir »?  En s’habillant d’autres couleurs, ils ont clairement perdu un peu de leur superbe. 

lundi 30 mai 2016

L'été sera chaud, l'été sera chaud

Météo pourrie ou pas, chaque année, c'est la même chanson : on sent arriver l'été par petites touches, toujours les mêmes... Les affiches de festivals fleurissent, l'enfer de la fête de l'école se profile pour les uns, celui de la fête de la musique pour les autres. La plupart des réunions commencent par : tu pars quand cet été ? même si personne n'écoute la réponse. La France se scinde entre juilletistes et aoutiens et le tube de l'été commence à tourner sur les radios.
L'histoire ne dit pas si elle a été écrite un été au 1er siècle avant JC mais voilà que se promène sur le oueb la plus vieille chanson du monde. C'est l'épitaphe de Seikilos. Texte et partition ont été découverts en 1883 en Asie mineure sur une tombe de la ville antique, et des chercheurs l'ont mis récemment en musique. Les paroles sont intemporelles : "Tant que tu vis, brille/ Ne t'afflige absolument de rien/ La vie ne dure guère/ Le temps exige son tribut". 
Sur internet, on peut écouter la version antique jouée à la cithare, ou, plus rock, à la guitare. On draguera peut-être cet été sur une chanson qui a vu Jules César emballer Cléopâtre...




mardi 3 mai 2016

Love, Maths and Eurovision

Il existe des théorèmes pour tout. Des chercheurs britanniques viennent de mettre au point l’équation au 23 variables qui prédit le succès d’une chanson. Ce qui est dingue c’est que personne en France, depuis la regrettée Marie Myriam, n’a pensé à l’appliquer à l’Eurovision, nous évitant de terminer chaque année humiliés derrière l’Ouzbékistan.
Autre calcul anglais et improbable: le travail de Peter Backus, 31 ans, qui a passé 3 ans à chercher, théorème à l'appui, pourquoi il n'avait pas de petite amie, au lieu d’écumer les pubs. En se basant sur l'équation de Drake, qui estime notamment la possibilité d'une existence extraterrestre, Peter a calculé que sur les 30 millions de femmes britanniques, seules 26 lui conviendraient.
"Soit une chance sur 285.000, ce qui n'est pas super "concluait-il, tristoune, son théorème. Il parait que, depuis, Peter a rencontré l’âme soeur... Pour l’Eurovision, rendez-vous le 14 mai. 


vendredi 22 avril 2016

Des culottes et des hommes

Michel Sapin, ministre des finances, est accusé (parmi d'autres) dans un livre qui vient de sortir L'Elysée off de se prêter plus souvent qu'à son tour à des blagues sexistes envers les journalistes (femmes, hein, pas le pauvre Pujadas). Ainsi, en janvier 2015, au forum mondial de l'économie de Davos, il aurait été vu faisant claquer l'élastique de la culotte d'une reporter qui dépassait de son pantalon taille basse.
Le ministre a tout d'abord prétendu à la blague potache, avant de désormais démentir avec une belle ardeur d'avoir jamais été pris la main dans l'élastique.
A sa décharge, on notera qu'avec un boulot comme le sien, les occasions de rigoler sont rares. Et puis surtout, avec un physique pareil, Michel, ce serait dommage de te priver.